dimanche 7 juin 2009

Recycler les bouchons en isolant gratuit

Depuis quelques mois, nous avons décidé de récolter tous les bouchons de liège que nous pouvions dans le but d'en faire de l'isolation acoustique. En fait, il ne s'agit pas uniquement des bouchons que nous recherchons mais bien tout ce qui est fait en liège et donc également les sous-plats Ikea légèrement brulés dont les gens ne veulent plus.

La récolte se fait auprès de nos amis ou de restaurants que nous avons contacté. J'en profite donc pour les en remercier. Et leur redire que avec leur don, ils y aura un peu d'eux dans notre maison.

Avant de broyer les bouchons, il est important de se faire à l'idée qu'il faut trier! Aujourd'hui, il y a de plus en en plus de bouchons en matière synthétique, les broyer avec les bouchons en liège est une erreur car leur pouvoir isolant est nettement inférieur. Il est donc nécessaire de faire le tri sérieusement. Une autre raison de procéder à ce triage est que certains bouchons ont un bout en plastique, c'est le cas des bouchons de bouteilles de porto par exemple. Il arrive également que les bouchons de bouteilles de champagne aient encore leur capsule métallique, ce ceci risque d'user la lame du broyeur plus rapidement.

La récolte se passe plutôt bien, vous pouvez en juger par vous-même...



La technique de broyage:

Le seul et unique matériel nécessaire au broyage des bouchons est un broyeur. De mon côté, j'utilise un broyeur de jardin classique. Si vous devez en acheter un, regarder l'embouchure car dans certains cas, les bouchons provenant des bouteilles de champagne ne passent pas bien et il faut alors les enfoncer un par un à la main ce qui est assez pénible.


Pour préserver vos oreilles, je vous conseille de mettre un casque classique, tel le modèle ci-dessous. A défaut, une paire de boules quies feront l'affaire.


Une fois les bouchons broyés, j'ai choisi de les aérer dans mon grenier. Ceci pour évacuer au maximum l'odeur de vin dont ils sont imprégnés. Une fois placés dans le plancher, l'odeur prendra évidemment plus de temps pour partir et vivre dans une pièce où l'odeur de vin flotte en continu n'est pas chose agréable.

Le liège broyé est ainsi étalé sur une bâche de 6 mètres sur 6. Deux mois d'aération semblent être suffisant.


Une autre méthode serait de laver les bouchons avant de les broyer. Ceci pourrait être particulièrement intéressant dans le cas où vous êtes plus pressés ou si vous manquez de place.

D'un point de vue technique, le liège est un très bon isolant acoustique mais également thermique. Pour preuve, un lien comprenant un tableau comparatif des différents matériaux isolants classiques.

Les détracteurs vous diront sans doute, qu'il faut être fou pour penser récolter assez de bouchons pour isoler son habitation avec. Je vous assure que non, c'est jouable mais il faut prendre le temps. L'information circule de bouche à oreille et les gens les récoltent petit à petit.

Si, lorsque vous mettez le liège en vrac dans votre gitâge ou dans vos gaines techniques comprenant un passage d'eau, vous êtes à court de matière, vous pouvez toujours en acheter en grain chez Natisol par exemple. C'est une entreprise belge de travail adapté qui effectue la même manipulation mais avec plus de professionnalisme évidemment.

D'un point de vue écologique, il est vrai que l'énergie dépensée pour faire des bouchons, des sous-plats, des panneaux en liège est élevée. Il faut faire chauffer le liège à 300° pour en faire sortir sa résine naturelle et ainsi faire coller les particules de liège. De mon côté, j'estime que ce recyclage n'encourage pas cette énergie grise élevée du fait que je récupère cette matière destinée autrement à la destruction par l'intermédiaire des poubelles classiques.

Si vous aussi désirez nous donner vos bouchons et que vous habitez dans la région de Lasne, Waterloo, Ottignies Louvain-La-Neuve, n'hésitez pas à nous en faire part par mail. Si vous habitez Gembloux (Lonzée), vous pouvez les déposer directement sur le lieu de notre habitat groupé (Rue de Lonzée 207, 5030 Gembloux (Lonzée))

dimanche 31 mai 2009

Récupération de chassis issus d'une véranda

Ce chantier ci démarre à partir d'une annonce eBay: "Véranda à venir démonter".
Seul enchérisseur, je remporte la véranda... Une affaire ?!?


Premier aperçu mardi dernier pour visualiser les besoins de l'opération.

Déduction, en une journée à 4 on peut y arriver sans trop de peine.

Pour les intéressés, en dessous, un détail de la technique que nous avons trouvé idéale, autant du point de vue sécurité qu'efficacité.



Arrivée sur les lieux à 10:00 du matin avec:

Sylvain, Thierry, Amélie, François, Laeti.

On commence donc par le toît, une première couche de Roofing à enlever, AVEC DES GANTS (le goudrons étant assez agressifs avec la peau... Nous avons également vite compris qu'il ne fallait pas traîner avec le roofing car le soleil commençait à taper et que le goudron commençait à chauffer...



Après le dîner, Amélie et Thierry nous quittent pour se rendre à un anniversaire...


Une fois le toit démonté, vite un aller-retour à la déchetterie de Naninnes où nous avons téléphoné avant pour être certain de pouvoir rentrer.

Revenus sur le chantier, Mang et Wonto nous rejoignent

Observations:


Il y a des visses cachées, nous les voyons entre les parties boisées de la véranda mais nous n'en voyons pas la tête, nous ne pouvons donc pas des dévisser!

J'avoue que là nous avons tourné en rond jusqu'à ce que le voisin vienne jeter un coup d'œil. Il nous propose de prendre sa disqueuse.

Proposition acceptée et voilà le travail sérieux qui commence...

Premier châssis démonté et une petite pause bien méritée après ce boulot de malade et ce stress.
Pendant la pause, petit débriefing... Tout roule!

On réattaque avec les châssis suivants.



Lorsque tout est terminé, il est 23:30 (13 heures 30 de travail depuis l'arrivée sur place). Nous avons les 4 chassis, aucun blessé! Une journée mémorable!

Résumé:

Outils nécessaires:

Visseuses, gants, bottines de chantier, pieds de biche, tournevis, scie, pinces, grande disqueuse avec disques à métaux, marteaux de charpentier, burins, une bonne remorque.

Prévoyez assez de personnes, nous avons été 8 pour bouger les châssis et nous n'étions pas de trop.

Méthode de démontage:

1) Commencer par le toit, couche par couche et bien faire attention où l'on marche car on peu passer à travers sans problème, ce n'est pas prévu pour! En bas, trier les déchets directement et les charger dans une remorque. De l'ordre sur un chantier assure la bon déroulement, et un gain de temps. Aussi, améliore la sécurité!

2) Après le toit, démonter les rails ou portes éventuelles.

3) Les châssis de façade et les châssis de côté.

4) La structure restante

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Transport.

Un mois plus tard, nous voilà à nouveau sur place pour, cette fois-ci, emporter les chassis récupérés pour les amener à Lonzée, destination finale.

L'équipe du jour est constituée de Tchang, François, Gabriel, Baudouin, Emeric, Loïc, Coubi, Ben et Flo.

La technique utilisée pour amener les chassis jusque dans la remorque:

Passage de sangles par dessous le chassis. Une personne de chaque côté et hop, on soulève en faisant bien attention que le chassis reste bien vertical.



Une fois les quatre chassis installés dans la remorque, bien sanglés, protégés avec matelas et couvertures, nous sommes prêts pour le trajet qui se fera à une moyenne de 50 km/h.


Avant de partir, par sécurité, rendre les prises de courant innaccessibles à l'eau en mettant dessus de la toile adhésive.


Matériel pour le transport:

Grosses couvertures en suffisance (20)
Matelas
Sangles (minimum 15)
Remorque supportant le poids des chassis (attention à ne pas le sous-estimer)
8 personnes minimum

Pour sortir les chassis de la remorque, nous avons 3 paires de bras en plus, ce qui n'était pas du luxe et qui nous a réellement facilité la tâche.


Remerciements: Amélie, Baudouin, Céline, Emeric, Gabriel, Guy, François, Laeti, Loïc, Stéphane, Sylvain, Tchang, Thierry, Xavier, Le voisin (prénom inconnu...)